Neela, Savitha, Ayesha, Lakshmamma et les autres… Rencontre avec les femmes d’Halasuru (Sud de Bengalore/ INDIA)

28/03/2018

 

 

      La semaine dernière, j’ai eu la grande chance de pouvoir rencontrer chez elles les femmes d’Halasuru. Il était important pour moi de me plonger dans le cœur même des ateliers soutenus par l’association Namaste et découvrir qui se cachait derrière la fabrication de mes « BAYTI bags ».

J’ai passé la journée guidée par Kameswari, une femme énergique, qui après 15ans passés au service des personnes handicapées, a repris aujourd’hui depuis 4 ans la fondation Hosa Belaku. Cette fondation, qui existe depuis 20ans vient en aide à un petit nombre de femmes de villages du sud de Bengalore, en leur procurant une formation, puis un travail artisanal au revenu constant avec un suivi journalier. KAMESWARI a repris cette fondation il y a 4ans, et se démène tous les jours pour assurer aux différents ateliers des contrats locaux ou plus internationaux (Soutien de l’association Namaste en France).

 

Le 1er groupe travaille plutôt dans le textile et la couture : elles sont 4 femmes réunies dans 2 petites pièces assez claires, comprenant 3 machines à coudre, un métier à tisser et broder artisanal posé au sol, et un espace de stockage.

SAVITHA est la responsable locale du groupe. Un peu plus réservée que les autres, elle organise le travail de ses 3 collègues (fabrication de petits animaux en tissu, pochettes, housse de coussin, foulards etc..). Savitha n’est pas mariée, peut être en raison d’une déformation du visage et du cou : Elle est un soutien financier majeur pour sa famille, de sa sœur et ses enfants et de son père qui possède aussi quelques terres.  Ce petit groupe de 4 fonctionne très bien, avec une belle harmonie, et toujours dans une ambiance chaleureuse de rires et de sourires.

 

 

Le 2eme groupe est celui de la fabrication et impression des sacs et pochons.

Grande émotion pour moi de rencontrer ces 7 femmes au sein de leur atelier, tout en clair-obscur, baigné d’une lumière si particulière, mais où tout semble bien délimité : d’un côté, les tables de découpes du tissu, puis les tables de machine à coudre, au centre un trou dans le toit prodige un puits de lumière, et de l’autre côté, l’espace d’impression des tampons et préparation de la peinture.

Ici c’est NEELA qui règne en maitre : peut-être la plus jeune du groupe, mais avec un caractère bien trempé et une femme très courageuse : mariée à 12 ans, veuve à 19, elle est le seul soutien de sa famille, de sa fille et ses beaux-parents. Elle semble bien savoir ce qu’elle veut, distribue les taches aux autres femmes, mais là aussi toujours dans un grand respect des qualités de chacune ; Et là aussi le travail, les discussions, se font dans une ambiance de joie et de rires.

 

            Le 3eme groupe que j’ai visité est un groupe de 6 femmes travaillant dans le recyclage du papier : aujourd’hui elles honorent une commande de sacs poubelles en papier pour une compagnie locale. Elles fabriquent aussi objets et bijoux en papier recyclé.

La vie de toutes ces femmes est souvent compliquée : bien souvent ce qu’elles gagnent par leur travail à l’atelier constitue le seul revenu de leur foyer touché par des problèmes d’alcoolisme ou de maladies, et de lourds emprunts.

Grace à la fondation, elles peuvent trouver une vraie formation, une autonomie de travail et des responsabilités, une organisation souple, et un revenu régulier. Ce travail leur permet d’être assez disponibles pour leur foyer et pour d’éventuels travaux agricoles ou bétail.

Elles y voient donc beaucoup d’avantages et semblent apprécier la confiance qui leur ai faite, les responsabilités données et un savoir-faire qu’elles peuvent aussi développer suivant les demandes. Même si elles veulent plus d’éducation pour leurs enfants, elles apprécient vraiment de pouvoir travailler avec la fondation.

Elles m’ont en tout cas chacune offert leurs sourires, leur joie, leurs rires communicatifs, leur accueil dans une simplicité naturelle malgré tout ce qui peut nous séparer. Ce qui rend à mes yeux mes BAYTi bags bien plus riches, porteurs de leurs histoires, de leurs visages, un vrai message d’entraide, de solidarité et d’espoir pour toutes ces femmes.

 

 

 

 

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